L’enfant et la lune – SA, fl. cl. vibra, organ

poem: Amandine Géraud
duration: circa 5′
order the score: l’Octanphare

available version: choir & piano

Je suis heureuse d’avoir ici l’occasion de vous remercier, j’ai beaucoup aimé votre « Enfant et la lune » ! C’était émouvant et joyeux pour moi d’être comprise sans un mot de plus que ce poème.

« J‘ai réalisé seulement l’autre jour que l’enfant n’était pas nommé dans le poeme!​ C‘est comme si je ne m’en étais pas rendu compte​. Mon explication (vous me direz votre vision​) est que​… l’enfant​,​ c’est nous!​ Le lecteur, le compositeur, le « diseur »… celle/celui que le fait sien/ne​. » J.C. Rosaz

​ »Oui, l’enfant n’est pas nommé car c’est bien nous, qui avons ce texte entre les mains et qui le donnons à entendre d’une manière ou d’une autre, l’enfant, dont la capacité d’émerveillement est peut-être à son apogée et l’accès à la fraternité encore une évidence…​ » A. Géraud

 

Description

L’enfant et la lune

La lune est là, nul ne la garde, Elle passe, libre, entre les gardes. Elle sait par coeur tous les pays. Elle veille sur les villes endormies. Elle n’écoute que les murmures, Pas les drapeaux, pas les armures, Elle éclaire sans préférences, Les points communs, les différences. Ceux qui regardent vers la lune Font taire un instant l’amertume, Deviennent frères sans le savoir, Unis par les mêmes espoirs. Et le jour, doucement, se lève.

The Child and the Moon

The moon is there, no one guards it, It passes, free, between the guards. It knows all the countries by heart. It watches over the sleeping cities. It listens only to whispers, Not to flags, not to armor, It illuminates without preference, The similarities, the differences. Those who look toward the moon Silence their bitterness for a moment, Become brothers without knowing it, United by the same hopes. And the day, gently, dawns.